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La rubrique "Fact & Statistics" vous donnera des statistiques ainsi que des informations amusantes sur les emprunteurs, les preteurs et les partenaires de Kiva.
Presse francaise

Prêts solidaires sur Internet
"Il suffit d'une connexion Internet et d'une carte de crédit pour prêter quelques dizaines d'euros à un petit entrepreneur à l'autre bout du monde et assurer sa survie. Entre supermarché humanitaire et réseau actif de solidarité, deux sites, un américain (Kiva) et un français (Babyloan), proposent de consentir en ligne un microprêt. Préférez-vous aider Mathilde, commerçante d'Atakpamé (Togo), à constituer un stock de pagnes ou Marie-Leonor, qui, au Guatemala, se lance dans la fabrication de poêles à tortillas ?
Entre photos souriantes, projets méritants et vidéos pédagogiques, les candidats au prêt solidaire ont l'embarras du choix. Il ne s'agit pas de faire un placement puisque aucune rémunération n'est offerte, mais de verser une petite somme (20 euros ou 25 dollars minimum) qui, agrégée à beaucoup d'autres, sera mise à la disposition d'une institution de microfinance. Celle-ci, sur le terrain, la prêtera (avec intérêts) à Mathilde ou à Marie-Leonor. " Les gens peuvent ainsi mettre un visage sur la microfinance ", résume Franck Renaudin, directeur de l'ONG Entrepreneurs du monde. Le prêteur sera informé régulièrement de l'état d'avancement du projet, puis du remboursement.
Le succès est impressionnant aux Etats-Unis. En trois ans, 38 millions de dollars ont été collectés par 325 000 personnes par le site pionnier Kiva.org. Kiva propose aux souscripteurs d'intégrer des groupes de prêteurs réunis par affinités amicale, professionnelle ou religieuse."

Mon microcrédit ne connaît pas la crise
Il existe un monde où l'économie est au service de l'émancipation et non de l'aliénation, où le crédit coule à flots. On compte même plus de prêteurs que d'emprunteurs... Un monde où l'économie virtuelle est au service de l'économie réelle, des entrepreneurs, et où l'on ne prête qu'aux pauvres. Dans ce monde, Internet est au service de la solidarité et non de la haine ou de la rumeur. Ce n'est pas une utopie. C'est une réalité. L'économiste bangladais Muhammad Yunus, Prix Nobel, l'a rêvé parmi les premiers.Des hommes comme Jacques Attali et Planète Finance ont beaucoup fait pour concrétiser cette idée simple mais révolutionnaire. D'anciens présidents comme Bill Clinton ne jurent plus que par lui. C'est le microcrédit. Un micro-exemple de tout ce qui peut nous inspirer en période de crise.
Cette utopie en marche, on la rencontre notamment sur www.kiva.org. Je m'y suis connectée il y a un an, dans l'idée de prêter 25 dollars. J'ai bien regardé la liste des demandeurs, sélectionnés et rencontrés (en vrai) par les relais de Kiva. J'ai parcouru leurs photos, pris connaissance de leur histoire et de leurs besoins avant de choisir à qui j'avais envie de prêter ma modeste somme. A peine trois minutes passées à remplir mon panier et à donner mon accord bancaire par Paypal (autant que pour commander un livre sur Amazon). Cette ligne sur mon relevé bancaire, je ne l'ai pas vue passer. Mais Maria Elena l'a vue arriver.

Grâce à Kiva.org, des prêteurs occidentaux peuvent, à partir de vingt-cinq dollars, aider des entrepreneurs des pays pauvres à acheter leur taxi, monter leur salon de coiffure ou acheter un réfrigérateur pour leur épicerie...
Boris Jordanov pose devant son épicerie. La cinquantaine, un peu raide dans son blouson de jean. La vitrine est recouverte d'affiches en couleurs. A côté de la photo, quelques lignes résument sa situation. Il habite Vratza, petite ville de Bulgarie, a travaillé à l'usine pendant vingt-cinq ans. Licencié, il a monté un commerce. Il lui fallait 2 000 dollars supplémentaires pour acheter réfrigérateurs et climatiseur. Il vient de trouver des gens pour lui prêter cette somme. Des gens ? Par exemple : Kristin, retraitée d'Alaska, Dennis, photographe californien, Dinah, blogueuse et Tom, ingénieur anglais. Parmi bien d'autres, puisqu'ils sont 53 à avoir financé le projet de Boris Jordanov, en prêtant chacun au moins 25 dollars. L'épicier bulgare ne connaît personnellement aucun d'eux. Mais il les remboursera tous. Bienvenue sur Kiva.org, le site qui met le microcrédit à la portée du premier internaute venu.
Il suffit d'un accès à la grande Toile mondiale et d'un minimum de cash pour aider à changer un peu la face du capitalisme. Première étape : connectez-vous sur www.kiva.org . Pour "prêter à un entrepreneur particulier dans un pays en développement et lui donner les moyens de se sortir de la pauvreté", comme l'indique la page d'accueil, cliquez, et ils défilent. Marchande de glaces en Equateur, conducteur de moto au Cambodge, éleveur de bétail en Ouganda, boucher en Moldavie, paysan au Kenya ou vendeuse de vêtements au Honduras, ils sont des dizaines. Hommes et femmes, tous entrepreneurs à la recherche de fonds, tous exclus du système bancaire. Trop petits. Ne rapportent pas assez. Vous avez 25 dollars à miser sur un de ces microbusiness ? Cliquez dessus, payez en ligne et attendez qu'il vous rembourse. Cela prendra environ un an, mais les risques sont presque nuls : les organismes de microcrédit affichent des taux de remboursement de 98 % en moyenne, et Kiva peut se vanter d'avoir atteint les 100 %.
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Etats-unis : Les internautes réinventent les codes de la philanthropie
kiva.org, qui regroupe plus de 90 000 donateurs et a déjà recueilli plus de 19 millions de dollars, propose aux internautes une formule de microfinance. Le donateur est mis en contact avec l'éventuel bénéficiaire dans un pays en voie de développement et peut, s'il le souhaite, lui rendre visite.

Ce nom de Kiva est celui d'un site Internet qui répertorie, partout sur la planète, des individus très pauvres. Il les met en relation avec des particuliers qui s'engagent à leur accorder des prêts de 25 dollars, afin de les aider à créer leur affaire et, par là même, à restaurer leur dignité. Le journaliste a prêté deux fois cette petite somme à deux Afghans : un réparateur de téléviseurs et un boulanger. Comme ce dernier avait reçu en tout 425 dollars, de la part de plusieurs donateurs américains, il a eu largement assez pour ouvrir une deuxième boutique. Pareil pour l'électricien. A eux deux, ils ont créé 6 emplois et, comme l'explique Nicholas Kristof, « à leur humble échelle, ils ont renforcé les chances d'une démocratie musulmane modérée capable de résister aux talibans ».
